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Découvrir nos Festivals de musique et du spectacle vivant

DÉCOUVRIR NOS FESTIVALS DE MUSIQUE ET DU SPECTACLE VIVANT

Festival de Sablé

du 22/08/2017 au 27/08/2017

Une édition orientée ?


L’Orientalisme est très en vogue au tournant du Grand Siècle vers celui des Lumières. Des années 1660, qui assistent à la création du Bourgeois gentilhomme et à ses turqueries à celle des Indes galantes en 1735, en passant par la traduction d’Antoine Galland des 1001 nuits et la publication des Lettres persanes, l’Occident découvre ébahi cette porte ouverte sur l’Orient. Pour les arts et les lettres, elle devient une source d’inspiration inépuisable dont le public raffole. Le sérail, ce salon enchanteur et enchanté, est un lieu dans lequel pierreries, sofas et sorbets sont autant de signes d’un exotisme imaginaire et fantasque. Des transcriptions de musique orientale sont rapportées par des musiciens voyageurs curieux et circulent dans toute l’Europe. Les compositeurs eux-mêmes en viennent à évoquer l’Orient dans leurs musiques par des emprunts de styles ou de titres en référence à cet univers fantasmé. Les productions artistiques se tournent vers le levant et se teintent d’une saveur inédite évoquant l’Empire ottoman et ses sultans, les grands Vizirs, le Royaume des Perses... De nombreuses compositions naissent de cet engouement et s’en inspirent. C’est le cas du répertoire florissant de la musique française, à laquelle l’édition 2017 du Festival de Sablé réserve une place de choix. Ces découvertes - portées avec conviction par les plus grands noms de la musique baroque française et par de jeunes artistes au talent prometteur - nous permettent d’aller, en musique, à la rencontre de cet ailleurs merveilleux, un temps rêvé par l’Occident.


Alice Orange
Directrice Artistique

  • Direction artistique de L’Entracte : Alice Orange
  • Président de L’Entracte : Jean Distel
  • Directrice de la communication et des relations publiques : Marie Collet Chargée des relations presse : Mathilde Lesage

mardi 22 août 2017

  • 19h30 > Centre Culturel, Sablé-sur-Sarthe
  • DON QUICHOTTE CHEZ LA DUCHESSE

Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755)
Livret de Charles-Simon Favart (1710-1792)

LE CONCERT SPIRITUEL
Direction musicale / Hervé Niquet

Mise en scène Corinne et Gilles Benizio
Chorégraphie Philippe Lafeuille
Décors Daniel Bevan
Lumières Jacques Rouveyrollis
Costumières Anaïs Heureaux, Charlotte Winter

En 1743, Joseph Bodin de Boismortier présente à l’Académie Royale de Musique un Opéra-ballet comique extraordinairement moderne et loufoque : Don Quichotte chez la Duchesse. Inspiré de l’oeuvre de Cervantès, le livret astucieux de Charles-Simon Favart propose une nouvelle aventure de Don Quichotte. Au fil d’une histoire délirante, le héros croise des monstres, des enchanteurs, des princesses et de fameux japonais. Les libertés prises par Favart, qui transforment Don Quichotte et Sancho Panza en ours et en singe et imaginent cette reine du Japon pour terminer l’histoire en apothéose exotique, sont nombreuses. Ces trouvailles sont le prétexte à autant de danses, de choeurs et de soli audacieux dans lesquels la beauté musicale côtoie un humour parodique et irrévérencieux. Boismortier, qui se permet de dire ce qu’il pense sans souci de déplaire, est pour cette raison, à l’époque, souvent brocardé. Esprit libre, il est ainsi un des rares musiciens à vivre de son art sans recourir à un protecteur. C’est à Corinne et Gilles Benizio, aguerris aux propositions les plus cocasses, qu’Hervé Niquet confie la mise en scène de cette production. Dans l’esprit de divertissement de l’oeuvre elle-même, Shirley et Dino imaginent toutes sortes de situations extravagantes, y compris le rôle décalé et surprenant du chef. Le Concert Spirituel et ses deux comparses nous prouvent que les malheurs des princesses peuvent faire rire aux éclats le public du XXIe siècle, comme ils le faisaient au temps du Carnaval.

Tarif C
Durée : 2h

mercredi 23 août 2017

  • 14h30 > Église Saint-Pierre, Le Bailleul
  • LE SALON EXOTIQUE

Œuvres de Jean-Féry Rebel, Jean-Baptiste Lully, Michel Corrette...

ENSEMBLE LE QUADRIGE
Direction et violon / Fiona-Émilie Poupard

Les salons, antichambres des modes et des habitudes françaises de l’époque, sont au coeur de la vie mondaine et éclairée qui fleurit à Paris au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Au fait de la nouveauté, ces cercles sont des rendez-vous incontournables, dans lesquels les discussions politiques et les jeux de société côtoient la pratique galante de la danse et la musique en formation de chambre. La fascination pour l’Orient, le folklore et l’exotisme qui lui sont liés, trouvent ainsi dans ces fameuses ruelles un écrin favorable à son épanouissement. En 1669, la visite diplomatique de Süleyman Ağa, ambassadeur de la Sublime Porte, suscite l’effervescence dans la capitale. On se presse chez lui pour admirer étoffes, meubles, parures et pour déguster du café, une boisson jusqu’alors négligée par les Français. Le Bourgeois gentilhomme est écrit juste après cette visite et serait à l’origine de la commande par Louis XIV de la fameuse comédie-ballet à Molière et Lully, créée en 1670 au Château de Chambord. De la fondation par Colbert de la Compagnie française des Indes orientales aux concertos comiques de Michel Corrette, c’est tout un imaginaire venu de contrées lointaines qui inspire les arts et les lettres à l’aube du Siècle des Lumières. L’ensemble Le Quadrige, dirigé avec brio par la jeune violoniste Fiona-Émilie Poupard, choisit de se plonger en petite formation dans ce répertoire instrumental bigarré, que nourrit l’environnement des sérails et des palais orientaux.

Tarif A
Durée : 1h15

Navette : Le rendez-vous est fixé à 13h45 devant le Centre Culturel. Nous vous remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

  • 17h00 > Basilique Notre-Dame du Châne, Vion
  • LES GRANDES HÉROÏNES ORIENTALES

Œuvres de Jean-Marie Leclair, Jean-Baptiste Lully, Louis-Nicolas Clérambault…

IL CARAVAGGIO
Direction / Camille Delaforge, Anna Reinhold

Peuplé de récits des croisades, de la tragique fin de l’empire byzantin, de la grandeur terrifiante des empereurs ottomans, de l’univers du Tasse et de l’Arioste, le répertoire baroque se nourrit d’un Orient fantasmé. La musique française, notamment, a coutume de puiser à la source orientale et vagabonde, durant tout le XVIIIe siècle, de la mer Méditerranée à la mer Noire, de la Palestine aux Indes, sur les bords de l’Euphrate et du Tage. Prenant ce périple pour guide, le présent programme fait la part belle aux grandes héroïnes orientales. Il sera ainsi question d’Armide, la dernière tragédie en musique de Lully qui couronne la riche collaboration avec son librettiste Philippe Quinault. Le sujet est emprunté à la Jérusalem délivrée du Tasse et conte l’histoire tumultueuse d’Armide et du Chevalier Renaud qu’elle retient dans son jardin enchanté. Dans la cantate Médée de Louis-Nicolas Clérambault, la magicienne, qui voyage pour sa part dans toute la Grèce antique, immole ses enfants suite à la trahison de Jason, héros dont elle est éprise. L’ensemble Il Caravaggio - dirigé par ses deux jeunes directrices artistiques - convoque ainsi les plus grandes oeuvres lyriques du répertoire français qui foisonnent de référence à l’Orient. Un couple de chanteurs incarnera avec conviction les déboires de ces antihéroïnes qui menacent leurs amants, permettant au public d’aller à la rencontre de cet ailleurs merveilleux, terrifiant et fascinant, un temps rêvé par l’Occident.

Tarif B
Durée : 1h15

Navette : Le rendez-vous est fixé à 16h15 devant le Centre Culturel. Nous vous remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

  • 21h00 > Centre Culturel, Sablé-sur-Sarthe
  • ORIENT-OCCIDENT

Dialogue des musiques spirituelles musulmanes, juives et chrétiennes autour de la Méditerranée

HESPÈRION XXI
Direction, vièle à archet et lyra / Jordi Savall

Orient-Occident est dédié à un répertoire qui prend ses racines au XIIIe siècle et se développe jusqu’au milieu du XVIIIesiècle. Jordi Savall et ses compagnons de route d’Hespèrion XXI sont accompagnés pour l’occasion par des artistes venus de contrées lointaines, notamment la remarquable chanteuse et musicienne syrienne Waed Bouhassoun, à la voix profonde et mystérieuse. À travers danses, prières, chansons, improvisations virtuoses, le charismatique musicien catalan nous invite à découvrir ces musiques transmises avec persévérance d’une génération à l’autre, qui constituent un des plus beaux témoignages de la tradition musicale vivante de notre temps. Ces chants sublimes soulignent les résonances qui existent entre les musiques populaires et savantes mais aussi et surtout les liens essentiels et spirituels qui unissent les peuples. Ce concert nous rappelle que la Méditerranée, à défaut d’être le champ de bataille que nous connaissons aujourd’hui, a été un temps un extraordinaire espace d’interaction entre les cultures musulmanes, juives et chrétiennes. À l’image du Dialogue des âmes auquel permet d’accéder la musique, le monde d’aujourd’hui quittera peut-être un jour la voie de la résignation pour emprunter le chemin, joyeux et régénérant, de la réconciliation. Tel est le plaidoyer de Jordi Savall pour la paix et le dialogue interculturel. « La musique peut changer le monde » affirme-t-il, se plaisant à souligner que les peuples « quand ils chantent ensemble, s’entendent ».

Tarif C
Durée : 1h45 avec entracte

jeudi 24 août 2017

  • 14h30 > Église Saint-Sulpice, Avoise
  • FANTAISIES POUR FLÛTE Cycle Telemann # 1

Georg Philipp Telemann (1681-1767) : 12 Fantaisies pour flûte TWV 40 : 2-13

HÉLOÏSE GAILLARD
Flûtes

Les 12 Fantaisies de Georg Philipp Telemann, probablement composées entre 1727 et 1728, manifestent le goût del’époque baroque pour les œuvres dédiées à des instruments monodiques. C’est le cas des célèbres Partitas pour violon, flûte ou violoncelle de Johann Sebastian Bach. Ce n’est certainement pas un hasard si Telemann choisit, pour désigner ces pièces, ce terme si évocateur de « fantaisies » qui renvoie à l’idée d’une création sans contrainte formelle. Elle lui permet d’expérimenter un esprit ludique, une virtuosité hors du commun et de mettre à profit une connaissance parfaite des ressources et des possibilités techniques de l’instrument. Héloïse Gaillard interprète ce programme sur quatre flûtes différentes - sopranino, soprano, alto et ténor - un choix qui lui permet de traduire toute la gamme des émotions suggérée par Telemann et de souligner l’extraordinaire diversité que ces fantaisies recèlent. Ainsi, à l’allégresse et à la virtuosité d’une fantaisie interprétée avec les sonorités brillantes et aiguës du flautino, répondent la douceur et le lyrisme d’une autre, servie par le timbre suave de la flûte ténor. La flûtiste est une habituée de ces fantaisies qui l’accompagnent depuis de longues années. Après leur enregistrement en 2013 sous le label Agogique, Héloïse Gaillard interprète ce corpus en concert toujours avec le même esprit curieux et connaisseur, une démarche qui appelle à la fois l’audace et la rigueur.

Tarif A
Durée : 1h

Navette : Le rendez-vous est fixé à 13h45 devant le Centre Culturel. Nous vous me remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

  • 17h00 > Centre Culturel, Sablé-sur-Sarthe
  • GRANDE SUITE ROCAILLE

Œuvres de Jean-Philippe Rameau, François Francoeur...

STRADIVARIA
Direction et violon / Daniel Cuiller

Présentée comme un concert de symphonies, la Grande Suite Rocaille fait référence au style éponyme apparu à la Cour de France, sous le règne de Philippe d’Orléans. Le décor « rocaille » ornait les grottes de manière artificielle, avec des pierres et des objets réunis sans but artistique précis, pour le simple plaisir décoratif. Les Italiens, également très friands de cette exubérance qui se répand bientôt dans l’Europe entière, le nommeront Rococo, une contraction de « rocaille » et « baroque ». Transposé au genre musical, ce style prend la forme d’un divertissement « à la française » qui devint très en vogue à partir des années 1720. Comme il se doit au temps des bergeries et des fêtes galantes, de nombreux morceaux écrits dans le mode mineur ou dans le goût oriental séduisent les esprits en leur ouvrant les portes d’un imaginaire sublimé... C’est dans cette France d’après la Régence que Michel Corrette, Jean-Philippe Rameau, Pancrace Royer ou encore Chevalier de Saint-Georges développent en musique l’engouement pour tout ce qui est exotique, illustrant les Indes orientales ou occidentales. Ce dépaysement, toujours présent sous la plume des compositeurs depuis Lully et Louis XIV, enrichit de manière étonnante la musique descriptive de l’époque. Tel un « Cabinet de Curiosités » musical, ce programme évoque ainsi cet esprit « Rocaille » à travers ses productions les plus représentatives. Danses, pièces de genre, extraits de concertos et d’opéras composent ce concert imaginé par l’ensemble Stradivaria, qui puise pour l’occasion dans le répertoire musical français foisonnant du Siècle des Lumières.

Tarif B
Durée : 1h20

  • 17h00 > Église Saint-Pierre et Saint-Paul, Brûlon
  • LA SULTANE

François Couperin (1668-1733) La Sultane, L’Impériale
Marin Marais (1656-1728) Suite d’un goût étranger

LES TALENS LYRIQUES
Direction et clavecin / Christophe Rousset

Œuvre emblématique de François Couperin, Les Nations, constituée de quatre grands Concerts, traduit l’influence considérable que la musique italienne exerce en France dès 1680. Le corpus est également le reflet de l’admiration jamais démentie que Couperin porte très tôt à Arcangelo Corelli. L’Impériale, vraisemblablement écrite la plus tardivement en 1726, est la quatrième Sonate des Nations. Cette pièce - dont Johann Sebastian Bach transcrira le quatrième mouvement pour orgue - est considérée comme la plus réussie, dotée d’une rythmique puissante et de thèmes fugués particulièrement sophistiqués. Si le titre de L’Impériale renvoie à l’Empire germanique, c’est avec sa sonate en quatuor La Sultane, qui n’a d’exotique que le nom, que François Couperin fait référence à l’Orient. Cette œuvre, dotée d’une dimension tragique inédite, est écrite à l’intention de la Duchesse de Bourgogne, dans la perspective d’un bal au cours duquel elle apparaît costumée en sultane. Le claveciniste Christophe Rousset a choisi de compléter ce programme avec la Suite d’un goût étranger de Marin Marais, qui constitue la deuxième partie de son quatrième livre de pièces de viole. Le texte musical, qui réserve à la viole une place de choix, a la particularité de s’émanciper des contraintes formelles alors en vigueur. Suite sans prélude et composée de 12 danses, l’œuvre abandonne ainsi la tonalité de base pour en adopter de plus inédites et privilégier des approches fantasques (Le Labyrinthe, L’Arabesque) - ou spectaculaires (La Marche tartare), très en vogue au Siècle des Lumières.

Tarif B
Durée : 1h15

Navette : Le rendez-vous est fixé à 16h devant le Centre Culturel. Nous vous remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

  • 21h00 > Église Saint-Louis, Prytanée national militaire, La Flèche
  • MESSE EN SI

Johan Sebastian Bach (1685-1750)

LE CONCERT ÉTRANGER
Direction / Itay Jedlin

Lors des toutes dernières années de sa vie, Bach réunit quatre volumes de compositions qui formeront la Hohe Messe. Ce polyptyque monumental regroupe des pièces originales ainsi que des parodies de cantates destinées à des occasions diverses, dont les versions primitives remontent à 1714. Du contrepoint renaissant au style galant, la Messe en si, qui demeure entourée de beaucoup de mystères, constitue un véritable kaléidoscope de la production vocale de Bach. Si trente-cinq années s’écoulent entre les compositions des différentes parties de la Messe, elle n’en jouit pas moins d’une grande unité qui la place au rang de monument de la musique sacrée. Aucune exécutionde cette musique n’est attestée du vivant de Bach mais elle a rapidement de nombreux admirateurs, à commencer par son propre fils, Carl Philipp Emanuel Bach. Il en dirige le Credo en 1786, bien avant la première intégrale en concert du texte en 1814. Après la reconstitution de trois Passions du compositeur, c’est à cette œuvre emblématique que Le Concert Étranger, dirigé par Itay Jedlin, s’attèle. Dans cette version, les chanteurs interprètent les parties chorales mais également, en tant que solistes, des airs ou des duos, dans un esprit de partage qui crée une véritable communion au sein du groupe. Elle permet de faire revivre avec singularité les pages les plus exigeantes de l’écriture instrumentale de Bach que constitue la Messe en si, immense aventure musicale et spirituelle.

Tarif C
Durée : 2h15 avec entracte

Navette : Le rendez-vous est fixé à 19h45 devant le Centre Culturel. Nous vous remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

vendredi 25 août 2017

  • 14h30 > Église Saint-Pierre, Auvers-le-Hamon
  • FANTAISIES POUR CLAVECIN Cycle Telemann # 2

Georg Philipp Telemann (1681-1767) : 36 Fantaisies pour clavecin TWV 33 : 1-36

OLGA PASHCHENKO
Clavecin

Les œuvres pour clavier n’occupent pas la première place dans le répertoire écrit par Telemann, dont une infime partie seulement est parvenue à la postérité. Les 36 Fantaisies pour clavecin sont publiées à Hambourg dans les années 1738-1739, une époque durant laquelle le compositeur écrit la plupart de ses pièces pour instrument unique. Les fantaisies dédiées au clavecin témoignent de l’intérêt manifeste que le compositeur porte à cet instrument, pour lequel il se pique d’avoir développé des dons naturels, de manière autodidacte. L’inventivité, l’humour et la légèreté de ces pièces - propres au style de Telemann - sont inédits dans les compositions instrumentales de l’Allemagne du XVIIIe siècle. Se nourrissant des expressions françaises et italiennes, le recueil de ces fantaisies pour clavecin est, dans ce contexte, divisé en trois groupes, d’une douzaine de pièces chacun. Le premier et le dernier sont empreints du goût italien et le second du goût français. Fêtant le mélange des genres, les indications relatives à la Fantasia - Allegro, Adagio…- sont ainsi écrites en italien tandis que celles propres à la Fantaisie - Tendrement, Vivement…- sont notées en français. Olga Pashchenko est une musicienne phénoménale. Passant avec une facilité déconcertante de l’orgue au pianoforte, du clavecin au piano moderne, elle ne fera qu’une bouchée de ce programme original. La jeune artiste russe livrera d’un seul souffle une lecture vivifiante de ces fantaisies, qui constituent un corpus essentiel et trop rarement interprété du répertoire pour clavecin.

Tarif A
Durée : 1h

Navette : Le rendez-vous est fixé à 13h45 devant le Centre Culturel. Nous vous remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

  • 21h00 > Centre Culturel, Sablé-sur-Sarthe
  • LES INDES GALANTES

Jean-Philippe Rameau (1683-1764) - Livret de Louis Fuzelier (1672-1752)
Opéra-ballet en un prologue et quatre entrées

LA DIANE FRANÇAISE
Direction / Stéphanie-Marie Degand

Lorsque Jean-Philippe Rameau écrit son deuxième opéra Les Indes galantes en 1735, il est un jeune compositeur lyrique de 52 ans et pourtant déjà une célébrité, suite à la polémique suscitée par Hippolyte et Aricie, créé deux ans auparavant. Cet ouvrage est alors au coeur de la querelle des lullistes et des ramistes, durant laquelle il est reproché au compositeur la prédominance de la musique et les nouvelles exigences d’interprétation qui lui sont liées. Proposer un Opéra-ballet, forme plus populaire que la Tragédie lyrique, est ainsi un signe d’apaisement. Si celui-ci rend sa place à la danse et propose un livret plus léger, le résultat n’en est pas moins d’une grande modernité dramatique et formelle. Le principe des Entrées, en effet, n’est pas le seul prétexte à la succession d’histoires d’amours exotiques. Il est aussi une réflexion sur l’étranger, la différence et l’altérité. La Diane Française propose ici un condensé de cet opéra monumental, dans l’esprit de la version de chambre de l’époque. Stéphanie-Marie Degand, à la tête de cette formation, se plaît à interroger à travers ce répertoire le son français et ses différentes filiations. Elle s’entoure pour l’occasion de grands artistes spécialistes du « Goût Français » et de jeunes musiciens tout aussi passionnés que prometteurs. Ensemble, ils révèleront l’insolente vivacité dont Jean-Philippe Rameau fait preuve quand il compose, au coeur de la période la plus lyrique de sa carrière, cette œuvre regorgeant des turqueries et des perseries dont le public raffole.

TARIF C
Durée : 1h45

samedi 26 août 2017

  • 14h30 > Église Saint-Philibert, Fontenay-sur-Vègre
  • FANTAISIES POUR VIOLON Cycle Telemann # 3

Georg Philipp Telemann (1681-1767) : 12 Fantaisies pour violon TWV 40 : 14-25

AMANDINE BEYER
Violon

Les 12 Fantaisies de Georg Philipp Telemann constituent l’un des sommets de l’écriture pour violon seul. Emblématique de la tradition instrumentale allemande, comme peuvent l’être les opus pour violon seul de Johann Sebastian Bach, Johann Paul von Westhoff, Heinrich Biber, elles s’éloignent cependant de ces derniers pour être moins contrapuntiques et plus mélodiques. Dans cette perspective, ces fantaisies font clairement apparaître des influences française et italienne, qui rappellent les envolées vivaldiennes et leur confèrent une dimension de fraîcheur et de légèreté. Comme leur nom le souligne, ces pièces ont une forme résolument fantaisiste. Cette liberté formelle permet au compositeur - qui, en tant que violoniste accompli, connaît parfaitement les ressources de l’instrument - de s’en donner à coeur joie. Il développe en effet une écriture expérimentale empreinte d’une virtuosité virevoltante, colorée et expressive. Il suggère notamment la présence de plusieurs voix en recourant à la technique des doubles cordes. Les changements de registres de l’aigu au grave sont également un procédé qui permet à l’auditeur de reconstituer une polyphonie sous-jacente. À cet égard, le corpus reste un exercice de style redoutable qui repousse continuellement les limites de l’écriture violonistique. Brillante et inspirée, la violoniste Amandine Beyer est ainsi l’interprète idéale pour ce programme à la fois exigeant, technique et poétique.

TARIF A
Durée : 1h10

Navette : Le rendez-vous est fixé à 13h30 devant le Centre Culturel. Nous vous remercions de bien vouloir réserver vos places pour ce déplacement lors de la réservation de vos billets.

  • 17h00 > Église Notre-Dame, Sablé-sur-Sarthe
  • L’ORGUE DU SULTAN

Œuvres de John Dowland, Alfonso Ferrabosco, Sultan Murad IV,
Mecmûa-i Sâz ü Söz…

L’ACHÉRON
Direction et viole de gambe / François Joubert-Caillet
SULTAN VELED
Direction et ney / Adrien Espinouze

Février 1599, Londres : L’Hector lève l’ancre, destination Constantinople. Parmi sa cargaison de marchandises se trouve un présent somptueux qu’Elizabeth Ière envoie au Sultan Mehmet III, un puissant allié contre l’Espagne qui menace la couronne britannique. Il s’agit d’un orgue mécanique de plus de trois mètres de haut, équipé de divers automates et horlogeries, chef-d’œuvre d’un ingénieur, ébéniste et facteur d’orgues de 23 ans nommé Thomas Dallam. Six mois plus tard, le cadeau diplomatique arrive à bon port et cet anglais ébahi lègue à la postérité le récit passionnant de cette traversée. Il décrit ses escales et ses aventures qui constituent un roman sur la vie enivrante de la Méditerranée à l’aube du XVIIe siècle, du souk d’Alger au harem de Topkapi. L’Achéron et ses complices de l’Ensemble Sultan Veled, guidés par le récit de Thomas Dallam, revivent le temps d’un concert cette rencontre historique entre deux mondes musicaux qu’a priori tout oppose : la polyphonie rigoureuse face au mélisme monodique, les modes mineurs et majeurs face aux mille et un makams... La soprano Amel Brahim-Djelloul incarne cette rencontre en chantant à la fois des pièces de compositeurs anglais - John Dowland, William Byrd - et des airs traditionnels ottomans. Les timbres se marient à merveille, la polyphonie prend des couleurs orientales, le ney joue le rôle d’une flûte, le oud celui d’un luth. Sur cette terre d’entente, une musique inouïe voit le jour, élisabéthaine et ottomane, dont les origines sont méconnaissables.

TARIF B
Durée : 1h20

  • 21h00 > Centre Culturel, Sablé-sur-Sarthe
  • CONCERTOS POUR HAUTBOIS ET BASSON

Antonio Vivaldi (1678-1741)

ENSEMBLE ZEFIRO

Les concertos de Vivaldi dédiés aux bois occupent une place qui n’est pas négligeable dans le corpus concertant du compositeur. En effet, sur les quelque 350 concertos que Vivaldi a écrits, dont 250 sont consacrés au violon, il existe une vingtaine de pièces écrites pour le hautbois et une quarantaine pour le basson. Le premier de ces instruments est enseigné à L’Ospedale della Pietà, établissement dans lequel le Prêtre roux prend ses fonctions en 1703. Les grands hautboïstes qui travaillent comme professeurs à ses côtés ont, semble-t-il, été les interprètes privilégiés de ces concertos. Après avoir connu un usage militaire, l’instrument - dont la facture se perfectionne au cours du XVIIIe siècle - va faire à partir de cette époque son apparition dans les musiques d’église, de chambre et de concert. Le basson, pour sa part, n’est pas enseigné au sein de l’institution vénitienne. La composition des pièces qui lui sont consacrées est plus tardive et caractéristique de l’écriture lyrique et inspirée que Vivaldi adopte les dernières années de sa vie. Écrites dans une perspective de valorisation des interprètes, les parties de solistes sont brillantes et témoignent d’une connaissance parfaite des ressources et de la technique de ces deux instruments. Vivaldi excelle ainsi dans ce nouveau genre instrumental qui précise la forme du concerto de soliste. Cette Grande Veillée permettra aux plus grands hautboïstes et bassonistes spécialistes du répertoire vivaldien de se succéder sur scène pour un bouquet final particulièrement exalté, drôle et virtuose.

TARIF C
Durée : 2h15 avec entracte

renseignements

Ouverture des abonnements le samedi 1er avril à 14h30
Ouverture de la billetterie individuelle le mercredi 12 avril à 13h30

Réservations
- Sur place, à l’accueil du Centre Culturel.
- Par téléphone, au 02 43 62 22 22, en réglant par carte bancaire, par chèque ou chèque vacances (envoi du règlement dans les 72 heures).
- Par correspondance, en renvoyant le bulletin d’inscription accompagné du règlement au Centre Culturel. Concernant les tarifs réduits, nous vous demandons de joindre impérativement la photocopie du justificatif.

Horaires d’ouverture
La billetterie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 18h.
Une ouverture exceptionnelle aura lieu le samedi 19 août de 14h à 18h.
Pendant le Festival, le service sera ouvert toute la journée à partir de 10h.
Renseignements et réservations au 02 43 62 22 22 ou par mail à l’adresse suivante contact@lentracte-sable.fr

tarifs

Tarifs A B C
Tarif plein 18 € 28 € 35 €
Tarif réduit 8 € 18 € 25 €
Tarif réduit + 5€ 13€ 18€

Tarif réduit : Il est appliqués aux comités d’entreprise (dans le cadre d’un partenariat) et pour les places sans visibilité.
Tarif réduit + : Il est appliqué aux jeunes de moins de 26 ans, aux demandeurs d’emploi, aux bénéficiaires du RSA.

Abonnements nominatifs :
13 concerts (l’ensemble des concerts du Festival) : 294 €
5-12 concerts (engagement dès la première réservation pour un minimum de 5 concerts) : 3€ de réduction sur chacune des places

Transport

Une navette (2 €) est proposée pour vous rendre de Sablé sur les concerts extérieurs et d’un concert extérieur à l’autre. Les départs de Sablé ont lieu devant le Centre Culturel. Les horaires des navettes sont indiqués sur chacune des pages des spectacles concernés.

Merci de réserver vos places pour ces déplacements lors de la réservation de vos billets.

Les conférences

Chaque année, un cycle de conférences est offert aux festivaliers. La finalité de ces séances est de proposer des éclairages sur les œuvres programmées. Cette perspective musicologique, qui accompagne le plus souvent la découverte de nouveaux programmes et de créations, perpétue le lien qui a toujours existé entre la musique baroque et la recherche fondamentale.

Du 23 au 26 août à 10h30
Salon Bruno Behlau, Centre Culturel - Sablé-sur-Sarthe
 Entrée libre

 Mercredi 23 août

Amours sorcières : le féminin dans l’Orient baroque
Luca Dupont-Spirio, musicologue

Pour les princes grecs comme pour les chevaliers chrétiens, l’Orient est un monde de magie noire gouverné par les femmes. Ce sont ces puissantes sorcières qui mettent en péril les expéditions des guerriers, victimes de leur charme maléfique et de leur passion sans bride. Mais ces créatures, en qui se projettent les peurs et les fantasmes secrets d’un Occident pudibond, ne paient-elles pas chèrement d’avoir ouvert aux hommes la route de leur propre désir ? La présente conférence interroge Lully et Le Tasse, Euripide et Clérambault, sur le sort de ces anti-héroïnes.

Jeudi 24 août

La Messe en si mineur
Hélène Décis-Lartigau, musicologue

Chef-d’œuvre incontesté de la musique sacrée, considérée comme la synthèse de l’art choral de Johann Sebastian Bach, la Messe en si est en réalité un vaste monument construit pierre après pierre entre 1724 - date de création du Sanctus pour son premier Noël à Leipzig - et 1748-1749, les dernières années de sa vie. Au regard des proportions de l’oeuvre, il est manifeste que cette messe n’avait pas de destination liturgique, mais qu’elle fut conçue par Bach comme une vaste réflexion, une sorte de testament musical.

Vendredi 25 août

Les Indes galantes : un ballet au milieu des querelles
Benoît Dratwicki, Directeur artistique du Centre de Musique baroque de Versailles

En 1735, la création du deuxième opéra de Rameau, Les Indes galantes, fait scandale, tout comme celle d’Hippolyte et Aricie deux ans plutôt. Dans la tragédie autant que dans le ballet, l’art de Rameau dérange. Replacée dans son contexte, celui de la Querelle des Lullistes et des Ramistes (des Anciens et des Modernes), la création des Indes galantes se révèle être un passionnant « précipité » de l’art lyrique français au Siècle des Lumières.

En partenariat avec le Centre de Musique Baroque de Versailles

Samedi 26 août

Georg Philipp Telemann
Gilles Cantagrel, musicologue

Célèbre inconnu aujourd’hui, Telemann fut en son temps l’un des compositeurs les plus réputés de toute l’Europe. Musicien prolifique, à l’exceptionnelle longévité - il est mort à 86 ans - il a mené une brillante carrière aux multiples aspects. L’âge romantique l’a éclipsé, mais le goût pour le baroque remet en pleine lumière ce musicien si attachant, d’une profonde originalité, qui ne cesse de se renouveler au fil de centaines de concertos, de suites et de sonates.

Les Interludes Buissonniers Du 23 au 26 Août - 10h30 En partenariat avec L’Office de Tourisme du Pays de Sablé

Mercredi 23 août
Le Château de Martigné - Avessé

Jeudi 24 août
Le Saint-Sépulcre dela Chapelle du Chêne - Vion

Vendredi 25 août
Le Château de Varennes L’Enfant - Épineux-le-Seguin

Samedi 26 août
La Mosquée - Sablé-sur-Sarthe

Réservation indispensable auprès de l’Office de Tourisme au 02 43 95 00 60 ou par mail à l’adresse office.tourisme@sablesursarthe.fr

L’exposition à la BnF Du 23 au 26 août de 9h30 à 17h Château, Sablé-sur-Sarthe Entrée libre

Au XVIIe siècle, le monde artistique s’empare de cette nouvelle source d’inspiration qu’est l’Orient. Dans la sphère littéraire, philosophes et écrivains s’approprient le sujet. À travers ses collections patrimoniales, la Bibliothèque nationale de France s’associe à la 39e édition du Festival de Sablé pour illustrer ce thème emblématique de l’orientalisme aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Plan des lieux du Festival

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plan de Sablé sur Sarthe

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